Pour Dieu, le Roi et le Bien Public – 1720 : la peste aux portes du Haut Verdon

Le 13 juillet 2020 à 18h
Église de Thorame-Basse

Au mois d’août 1720, alors que les travaux dans les champs et les alpages vont bon train, une rumeur alarmante arrive de Marseille : le mal de contagion s’est déclaré et décime la population. La crainte est alors grande que la contagion s’étende jusque dans les montagnes de la Viguerie de Colmars et de la Préfecture de Barcelonnette, comme cela avait été le cas en 1629. Au début du mois, les conseils généraux des communautés de Thorame-Basse, Thorame-Haute, Beauvezer, La Colle, Peyresq, Colmars et Allos mettent en œuvre les décisions imposées par la Cour et par le Parlement de Provence : elles se confinent derrière des palissades et contrôlent les déplacements de leurs habitants et des étrangers venus d’ailleurs ainsi que des marchandises. Durant plus de deux années, les conseils généraux des communautés ont géré cette situation exceptionnelle pour « le service de Dieu, du Roi et du Bien Public ».

La lecture attentive des délibérations des conseils communautaires permet de comprendre la façon dont les montagnards du Haut Verdon ont fait face à ce mal invisible et meurtrier qui les menaçait : comment les décisions était-elles prises ? comment s’est-on organisé ? les habitants obéissaient-ils aux ordres ? quel fut le rôle des femmes ? 

Appel à sauver la tour 2019

La tour de Piégut est en danger d’écroulement !                              MOBILISATION CITOYENNE POUR SON SAUVETAGE

Datée XIIIe / XIVe siècle, elle est liée à la seigneurie des Féraud. En 1174, Guillaume Féraud « exigeait de ses vassaux qu’ils montent la garde devant son château ».
Le rattachement de la seigneurie au comte de Provence en 1226 peut expliquer la qualité de la construction nécessitant un savoir-faire et des moyens importants.

Son appareil soigné, sa voûte sur croisée d’ogives en font un monument d’exception. Présente sur les armoiries de la commune, elle est le marqueur identitaire du territoire bas-thoramien et l’élément à la fois
le plus spectaculaire et le plus fragilisé du patrimoine architectural communal.

Ayant perdu sa toiture, elle n’est pas protégée des intempéries. Ses angles, dépourvus de leur parement depuis quelques siècles, se délitent rapidement. Ses façades se lézardent de plus en plus.  Ses fondations sont sapées par l’érosion. Le linteau de son entrée a une extrémité dans le vide. 
Il est urgent d’agir !

Cette qualité exceptionnelle d’exécution
architecturale et de témoin historique justifie
que la tour de Piégut soit protégée au titre des
Monuments historiques
par le ministère de la
Culture.

La parcelle appartenant à l’Etat et étant gérée par l’ONF, un partenariat Etat (ONF) -Mairie s’impose pour sa restauration. C’est à cette seule condition que les dossiers de demande de financement auprès du Conseil Départemental, de la Région et l’Europe pourront être instruits.

Une pétition est en circulation en divers lieux de la commune (café de la Vallée, chapelle Saint-Thomas…). Votre signature exprimera votre volonté que des négociations aboutissent rapidement entre l’ONF et la municipalité pour la sauvegarde de la tour de Piégut. Juillet 2019