Assemblée Générale Extraordinaire du 18 juillet 2020

En introduction, le président souhaite la bienvenue aux participants présents. Il remercie le père Benoit d’avoir accepté que l’AGO et l’AGE de Culture et Patrimoine se tiennent en cet édifice cultuel, permettant de respecter les consignes sanitaires suite au Covid 19.

Il rappelle que l’AGO-l‘AGE, sont les lieux de décisions qui donnent les orientations associatives. Le Conseil d’Administration se doit de le mettre en œuvre et d’en rendre compte.

Culture & Patrimoine c’est vous.

Il développe les arguments qui ont conduit le conseil d’administration à présenter aux votes des adhérents, ces modifications des statuts :

Meilleure lisibilité de certains articles,

Adaptabilité aux nouvelles pratiques de partenariat avec d’autres associations, 

Souplesse plus grande pour coopter des membres au CA

Lecture est faite à haute voix des articles avec vote, article après article:

15 adhérents présents
19 procurations envoyées
Soit un total de 34 personnes présentes ou représentées.

Article 7
Sont membres de fait, les associations qui s’engagent dans un partenariat. Elles sont dispensées de cotisation si la réciproque existe.

Adopté à l’unanimité

Article 10
Cooptation
Le conseil d’administration, à sa majorité, peut en cours d’exercice proposer à un ou à des adhérents de C&P d’être membres du Conseil d’Administration dans la stricte limite des 15 administrateurs composant le C A.
Cette cooptation doit être validée par l’Assemblée générale la plus proche.

Adopté à l’unanimité

Article 11
Les élus au parlement, les élus de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, du conseil départemental des Alpes de Haute Provence, de la commune de Thorame-Basse et de la Communauté de communes Alpes-Provence-Verdon peuvent être membres du conseil d’administration mais ne peuvent siéger au Bureau.

Adopté à l’unanimité

Les modifications votées ce 18 juillet seront envoyées à la sous-préfecture de Castellane pour leur officialisation.

Le Président Le Trésorier

Le canal de la Batie

Canal de St Thomas à la Bâtie

Depuis trois ans, des adhérents et des sympathisants de Culture et Patrimoine consacrent du temps au débroussaillage du canal du plan de St Thomas à La Bâtie, afin de le sauver de l’oubli.

Les Archives Départementales du 04, conservent la délibération de sa création par le Conseil municipal de Thorame-Basse. 

En date du 20 décembre 1867, le Conseil décide la cession gratuite du terrain nécessaire pour sa construction sur les parcelles 495, 391, 466.

À la condition expresse, que le parcours des troupeaux sera intercepté nulle part le long du canal. Pour éviter les équivoques qui peuvent subvenir entre les propriétaires des troupeaux et les usagers du canal, il serait bon, qu’il fut couvert sur tout son parcours.

Nous constatons aujourd’hui que ce ne fut pas le cas, mais cela explique les passages couverts existants sur le site.

Ce samedi matin 1er aout, venez découvrir un pan de notre histoire et partager un temps convivial en restaurant ce patrimoine.

Les Administrateurs de C&P

PS : Se munir de gants, scies, débroussailleuses, pelles, râteaux…. 

Le Repos des Alpins

Pratiques funéraires de l’âge du Fer à la période gallo-romaine dans les Alpes du sud-Est

Cette conférence aura lieu le 28 août 2020 à 18h dans l’église St. Pierre aux Liens de Thorame-Basse et sera animée par Delphine Isoardi, chargée de recherches au CNRS, Camille Jullian, Aix en Provence, et Alexia Lattard, docteure en archéothanatologie, Aix-Marseille-Université/ Centre Camille Jullian-ADES, Aix en Provence/ Marseille.

Cette présentation inédite, conçue spécialement pour Culture & Patrimoine de Thorame-Basse a pour objectif de donner un aperçu des connaissances archéologiques en matière de pratiques funéraires dans le Sud-Est des Alpes ( moitié nord des Alpes-de Haute-Provence et Hautes-Alpes), entre l’âge du Fer (fin du VII° siècle avant J-C, au changement d’ère) et l’Antiquité ( 1er siècle au IV° siècle après J-C.)

Les données seront présentées de manière chronologique, abordant principalement les architectures funéraires, les données anthropologiques et également les éléments d’accompagnement et le costume funéraire.

Delphine Isoardi traitera la période de l’âge du Fer et Alexia Lattard la période romaine.

Au fil de l’exposé on pourra apprécier une évolution dans les techniques d’approche et d‘analyse et par conséquent dans la nature des informations obtenues.

En effet, les tombes de l’âge du Fer ont principalement été étudiées au XIX° siècle avec des méthodes de l’époque, leurs concepts et leurs limites, tandis que la période romaine permettra de mesurer, du moins entre le cas des Clavelles (à Lurs, fouilles des années 1980) et l’élément nouveau de Thorame-Basse un protocole plus récent et de plus grande précision sur le plateau Saint Pierre au Moustier.

Au cours de cette conférence, il sera possible d’aborder des pistes de réflexion qui dépassent la simple observation des données de terrain, avec réserve bien entendu, comme le veut toute approche scientifique.

Les premiers résultats du chantier de fouilles au Moustier de l’été 2019 seront communiqués et les perspectives du chantier 2020 présentées.

Pour Dieu, le Roi et le Bien Public – 1720 : la peste aux portes du Haut Verdon

Le 13 juillet 2020 à 18h
Église de Thorame-Basse

Au mois d’août 1720, alors que les travaux dans les champs et les alpages vont bon train, une rumeur alarmante arrive de Marseille : le mal de contagion s’est déclaré et décime la population. La crainte est alors grande que la contagion s’étende jusque dans les montagnes de la Viguerie de Colmars et de la Préfecture de Barcelonnette, comme cela avait été le cas en 1629. Au début du mois, les conseils généraux des communautés de Thorame-Basse, Thorame-Haute, Beauvezer, La Colle, Peyresq, Colmars et Allos mettent en œuvre les décisions imposées par la Cour et par le Parlement de Provence : elles se confinent derrière des palissades et contrôlent les déplacements de leurs habitants et des étrangers venus d’ailleurs ainsi que des marchandises. Durant plus de deux années, les conseils généraux des communautés ont géré cette situation exceptionnelle pour « le service de Dieu, du Roi et du Bien Public ».

La lecture attentive des délibérations des conseils communautaires permet de comprendre la façon dont les montagnards du Haut Verdon ont fait face à ce mal invisible et meurtrier qui les menaçait : comment les décisions était-elles prises ? comment s’est-on organisé ? les habitants obéissaient-ils aux ordres ? quel fut le rôle des femmes ?