Dossiers du patrimoine communal, présentés au Conseil Municipal par Culture et Patrimoine le vendredi 25 septembre 2020

Présents :

Pour C&P : André Bresson, René Caverni, Philippe Chailan, Charly Grac, Yvette Miguel, Micael Reboul, Martine Simon.

Pour la Municipalité : Monsieur le Maire Bruno Bichon, Mme Fourneau (Adjointe), Mme Emmanuelle Canino, Mme Caroline Chaillan, Mme Nicole Hogge, M. Didier Vial.

Après avoir accueilli les participants, monsieur le Maire informe de la nomination de trois représentants de la municipalité auprès de C&P, suite au dernier Conseil municipal :

Mme Chaillan en charge des dossiers administratifs, Mme Canino pour le bâti, Mme Hogge pour tout autre domaine : paramentique, mobilier…

Culture & Patrimoine remercie les membres du Conseil municipal d’avoir répondu favorablement à sa demande de se réunir. Le fonctionnement associatif et sa philosophie d’action sont présentés avant l’évocation de divers dossiers du patrimoine thoramien.

Présentation des dossiers 

Tableau de l’incrédulité de St Thomas.

Propriété de la commune, ce tableau n’est pas inscrit aux Monuments Historiques

Jean Soanen, évêque de Senez l’évoque dans sa visite pastorale de 1697. Il a été redécouvert en 2018 lors de la première exposition de C&P.

Suite aux démarches associatives auprès du CAOA, Commission Antiquité et Objets Antiques), Mr Badet s’est déplacé à deux reprises sur Thorame. Dans son rapport remis à la mairie le 29 novembre 2018, il écrit : Œuvre du XVIIe siècle, d’une grande qualité d’exécution (peut-être italienne) dont le thème est assez peu répandu dans les Alpes du Sud, mérite que l’on se pose la question de sa protection par l’état et de sa restauration Il est indispensable de prendre des mesures d’urgence pour sa conservation.

Deux devis d’expert ont été établis et déposés en mairie par :

-Mesdames Fournoux et Mourier le 22 juillet 2019 et-Mesdames Van Ysurdyck et Raynaud le 21 novembre 2019.

L’un comme l’autre signalent la très grande fragilité de cette œuvre. Seule une intervention urgente permettra de le sauver. […] Etat de dégradation alarmant. Une intervention de sauvetage de cette œuvre (actuellement en perdition) présente un caractère urgent, Sa très grande fragilité et sa très grande instabilité engendre une évolution rapide de sa dégradation avec des pertes importantes de couche picturales […]. De nouvelles déchirures sont en train de se former […]

Une décision urgente s’impose soit :

-Financer la seule préservation du tableau pour un devis estimé à 3000 euros. La question du lieu où l’entreposer à plat se pose, dans l’attente de sa restauration.

-Décider sa conservation et sa restauration.

-Accepter sa disparition imminente.

Abside de St Thomas et peinture murale.

L’abside et la peinture murale sont, classées aux Monuments Historiques en 1991 et sont propriétés de la commune

Madame Tugas de la Drac a effectué une visite le 12 juillet 2019, à la demande de Culture et Patrimoine. Elle a rendu un rapport, déposé en mairie

Pour la sacristie-abside, elle évoque des problèmes de maçonnerie qui entrainent un climat d’humidité préjudiciable aux peintures.

Mme TUGAS demande la réalisation d’un diagnostic relatif à la restauration de l’abside (murs extérieurs et intérieurs) incluant une étude préalable à la restauration des peintures murales.

Elle précise que ces travaux sont éligibles à une subvention de l’Etat/DRAC PACA/CRMH.

Tour de Piégut

Tour non classée au titre des Monuments Historiques, elle est située sur le domaine domanial, donc actuellement sous la responsabilité de l’ONF.

La Mobilisation citoyenne en vue de sa conservation a recueillie 1200 signatures, signe de l’intérêt de la population pour sa restauration. Elle a été déposée auprès de madame la sous-préfète de Castellane, au cours d’une réunion en janvier 2020.

Au regard de l’urgence des travaux de sécurisation à entreprendre, afin d’éviter son effondrement éminent le dossier reste, la priorité des priorités de C&P.

Un projet de convention Municipalité-ONF en ce qui concerne la tour de Piègut, rédigée par l’ONF, a été remise à monsieur le Maire, pour être discuté lors du prochain conseil municipal.

Cette situation juridique clarifiée devrait permettre d’instruire le dossier de restauration et chercher les financements auprès du département, de la Région, de l’Etat et de l’Europe.

Il est rappelé la présence de M. Xavier Boutin, architecte, lors de la visite du 23 janvier 2020, à la demande et financée par C&P. Il a fait parvenir en mairie en date du 28 février 2020 une proposition d’étude de faisabilité et de financement pour la sauvegarde et la mise en valeur de la tour de Piégut.

Le choix de cet architecte s’explique par sa compétence et expérience en ce domaine puisqu’il a assuré le suivi du chantier de restauration de Petra Castellana. Le choix final de l’architecte revient au Conseil Municipal

Armoire de l’église saint Pierre aux Liens

Armoire classée aux Monuments historiques, dont la commune est propriétaire.

Dans son rapport, suite à sa visite du 26 septembre 2019, Madame Tugas, Conservateur Régional des Monuments Historiques, signale des traces d’infestations par des insectes xylophages […] galeries formées à l’intérieur du bois […].

Dans son rapport elle confirme que ses services seront à disposition de la commune sur le plan scientifique et technique pour accompagner la municipalité ainsi que son aide au soutien financier possible de la Drac.

Sentier de Piégut

Créé dans les années 1990, par un partenariat Maire-ONF-C&P, il est aujourd’hui en état d’abandon. La nouvelleconvention signée permet d’envisager sa restauration, actualisée à l’évolution du paysage.

Ce sentier est fortement apprécié par la population bien au-delà des Thoramiens, cars’il est un lieude promenade, Il est aussi un circuit de découverte de la richesse naturelle de nos montagnes.

Four de la Valette

Propriété de la commune. On retrouve sa trace, aux archives départementales, dès le XVI° siècle. Il a été restauré en 1990 par les habitants du hameau

Il est aujourd’hui le seul four banal existant sur Thorame-Basse mais non utilisable en l’état actuel sans une restauration conséquente par une entreprise spécialisée. Un devis de restauration a été déposé en mairie en 2005, mais aucune suite n’a été donnée.

Moulin de La Valette

Moulin datant de la même époque que le four. Il ne reste que la salle des eaux et le canal d’écoulement qui traverse la route, Il est situé sur une propriété privée. Son propriétaire accepterait de céder cette parcelle à la commune.

Canal du plateau de St Thomas 

Ce canal, construit en 1868, est un des derniers témoins de l’arrosage par gravitation sur la commune. Des bénévoles de l’association depuis trois ans travaillent à son débroussaillage. Nous espérons le rendre accessible pour l’été 2021.

Il est à l’origine de notre projet de l’exposition sur l’eau à Thorame-Basse que prépare C&P pour 2021.

19 novembre 2020

Le canal du Moustier

Culture & Patrimoine remercie chaleureusement l’équipe de spéléologues du GROS, Groupe Oraisonais de Recherche Souterraine, qui a effectué, bénévolement, en juillet 2020, l’exploration de la galerie souterraine de la fontaine de St Pierre au Moustier.

Grace à eux, nous disposons d’informations précieuses sur son  tracé et son état de conservation. Les recherches sur la date de construction de cet ouvrage sont à poursuivre.

La Valette : Parcelles d’histoire

Les informations contenues dans ce document proviennent de recherches dans les archives municipales de Thorame-Basse ou des Archives départementales du 04. Elles sont à enrichir, toute personne qui souhaiterait les compléter peut s’adresser à l’association Culture et Patrimoine.

Sommaire

Maison Ecole p 3
Église de la Transfiguration : p 8
Four, Moulin, Lavoir : p 21
Infrastructures : pont, chemin, électricité, eau : p 27
Population Thorame, La Valette : p 34
Vie Citoyenne : p 40
Amusement poétique par Mr Boyer : p 46

Remerciements à :
-F. Del’Glinocenti, D. Vial, A. Laugier pour le prêt de photos,
La municipalité de Thorame-Basse, les Archives Départementales du 04, l’Inventaire Général du Patrimoine de la Région PACA pour la consultation des documents.

Chantier de fouilles au Moustier 2020

Vingt-cinq habitants environ de Thorame-Basse, Thorame-Haute et de la vallée ont été accueillis en cette fin d’été, sur le chantier de fouille au plateau St Pierre par Alexia Lattard, docteur en archéothanatologie, Responsable scientifique de cette opération, CCJ-ADES, Florence Mocci, Archéologue, co-responsable, CCJ, Delphine Isoardi, Archéologue, co-responsable, CCJ, et Robin Veyron, étudiant en archéologie.

Une conférence publique en 2021 viendra compléter et enrichir les premières analyses de ce chantier de fouilles que partage avec nous Alexia Lattard. Nous l’en remercions.

Le projet initial de fouilles sur le plateau St Pierre du Moustier n’a pu être réalisé en juin comme programmé, suite aux conséquences de la Covid 19.

Il s’est donc déroulé sur quelques jours à l’automne, selon une nouvelle stratégie d’intervention :

L’objectif était de comprendre, à travers l’étude des processus sédimentaires au cours du temps, l’occupation du plateau et le recouvrement des vestiges après leur abandon.

Une tranchée Est-Ouest de 30 mètres de long, a été ouverte.

Cette rapide campagne a conduit à la mise au jour de :

– Six murs, probablement datés du Haut Empire, soit entre les Ier et IIIe siècles. Il demeure encore difficile, en l’état des connaissances et compte tenu de l’ouverture trop ponctuelle de cette intervention, de définir avec précision la fonction de ces vestiges bâtis.

– Deux inhumations, pouvant être rattachées à l’Antiquité Tardive, soit une période comprise entre les IVe et VIe siècles. Cette dernière découverte permet également de confirmer l’extension vers l’est de la zone funéraire.

Ces datations sont en adéquation avec celles proposées pour les vestiges mis au jour l’an passé (structures bâties ainsi qu’une vingtaine de sépultures avaient alors été identifiées).

L’observation des coupes de terrain présente sur les parois de la tranchée, en collaboration de géomorphologues et pédoentracologues, du laboratoire CNRS d’Aix-en-Provence (IMBE-LAMPEA), apporte de nouvelles données sur la topographie antique de l’ancien plateau. Cela permet d’envisager la possible installation d’une communauté humaine en bordure d’un ancien vallon.

La stratégie de fouille de l’an prochain porterait ainsi sur le dégagement de l’ensemble de ce secteur depuis le secteur ouvert en 2019, sur une plus grande surface afin de mettre à jour les vestiges d’un possible habitat et de son espace funéraire.

Merci à Alexia Lattard, Delphine Isoardi, Florence Moccid’avoir partagé avec simplicité, chaleur et passion leurs découvertes, leurs premières analyses comme leurs interrogations.

La visite d’une durée d’une heure et demie, s’est clôturée par un apéritif offert par C&P.

Chantier Prospection 2019 par Le Centre Camille Julian sur le territoire de Thorame-Basse et Thorame-Haute

L’opération de prospection-inventaire menée en 2019 sur les communes de Thorame-Basse et de Thorame-Haute (Val d’Allos/Haut Verdon), fait suite à une première opération menée en 2018 (Mocci, Isoardi 2018)i. Deux campagnes se sont déroulées en mai et septembre, avec des équipes de 6 à 15 personnesii, sur 417 hectares, entre 1095 et 2250 m d’altitude. Elles ont bénéficié du soutien financier du Ministère de la Culture-SRA PACA, des communes de Thorame-Basse et de de Thorame-Haute, de l’Association Culture et Patrimoine de Thorame-Basse et du Centre Camille Jullian. 

64 nouveaux sites inédits ont été découverts entre 1095 m et 2233 m d’altitude : 51 sites sur Thorame-Basse et 13 sur Thorame-Haute (soit 13 sites et 53 indices de sites en raison de multi phasages sur certains sites). Quatorze phases d’occupation ont été identifiées dont une période chronologique insoupçonnée jusqu’alors dans ce secteur des Alpes-de-Haute-Provence, le Paléolithique.

À l’issue des campagnes de prospection 2018-2019, 134 sites et indices de sites datés entre la Préhistoire et l’époque moderne ont été recensés, entre 1095 m et 2233 m d’altitude (105 sur Thorame-Basse et 30 sur Thorame-Haute). Au total, 649 hectares ont été prospectées.

Le mobilier est constitué, toutes périodes confondues, de 914 pièces soit 383 objets lithiques, 318 fragments de céramiques, deux fragments d’amphore, cinq fragments de verre, 25 fragments d’objets en métal (scorie, clou ; 1 monnaie), 24 fragments de meule, 2 ossements humains, 5 os de faune dont un façonné et 150 fragments de tegulae et imbrices.

LA PREHISTOIRE constitue, de loin, la période la plus représentée sur le territoire des deux Thorame, avec 99 localisations (dont 48 recensés en 2019), qui occupent, par ailleurs, les altitudes les plus élevées du corpus (29 gisements de plein air et 70 indices de site). Un des apports de la prospection 2019 est la découverte de deux outils lithiques attribués à la Préhistoire ancienne, au Paléolithique, en altitude et dans la vallée, sur la commune de Thorame-Basse. Au Plan Saint-Thomas, à 1095 m, c’est un éclat Levallois qui atteste d’une fréquentation de cette haute terrasse alluviale au Paléolithique moyen. Autre témoignage au cours du Paléolithique (indéterminé), sur le Plateau du Layon à 1487 m d’altitude, un nucléus à éclat.

Les traces d’occupation et de fréquentation se retrouvent sur toutes les zones d’alpage prospectées des deux communes mais aussi, dans la vallée, comme en témoignent les données de la campagne 2019. Ces zones basses étaient alors non documentées à ce jour. L’amplitude verticale des gisements est, de ce fait, assez large, entre 1095 m à 2233 m, dont 22 sites entre 1734 m et 2233 m (Montagne de Tournon, Les Abeourons sur Thorame Basse ; Champlatte et Pisse en l’Air sur Thorame-Haute). À ce jour, trois secteurs se distinguent : en altitude, le Plateau du Layon et les crêtes de Lirette qui totalisent 52 gisements préhistoriques (dont un se rattachant au Paléolithique, deux au Néolithique moyen et quatre au Néolithique final) et le Plateau de Champlatte avec 11 localisations de mobilier ; dans les zones basses, sur le Plan Saint-Thomas/Cote-Rousse, 12 localisations dont un indice de site du Paléolithique moyen et trois sites du Néolithique moyen et final.

L’usage de matière première locale, un calcaire siliceux zoné (accompagné de silex plus exogènes) se retrouve en dessous de 1900 m d’altitude (Layon, Champlatte) mais n’est pas présent entre 1950 et 2250 m (Plateau de Pisse en l’Air, Tournon, Plaine et Col de Jassaud). L’implantation de gisements de plein air (au nombre de 15) mais aussi d’indices de fréquentation sur le plateau du Layon et le long de la Crête de Lirette, laissent envisager, durant la Préhistoire, un axe de circulation relayant, par le Col du Layon, la Vallée de l’Issole au nord et la vallée de la Sasse au sud, dans le Moyen-Verdon. 

Autre donnée nouvelle, la fréquentation des zones d’altitude entre le NÉOLITHIQUE FINAL ET LE DÉBUT DE L’ÂGE DU BRONZE avec la découverte, à 1950 m, d’une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en silex blond (Abéourons 1)iii.

L’ÂGE DU FER reste, comme ailleurs malheureusement en zone alpine, difficilement détectable. Seul l’éperon de Beaumon 1, situé à la limite des communes de Thorame-Basse et Argens, sur le plateau du Layon, (1457-1470 m), pourrait être rattaché à cette période. De la céramique non tournée associée à de la céramique antique évoquent également une fréquentation, entre l’âge du Fer et le début de l’Antiquité, sur le Plan Saint-Thomas et le Plateau Saint-Pierre (Thorame-Basse).

L’ANTIQUITE est représentée par un corpus de 29 localisations, dont 18 inventoriés en 2019, uniquement dans les zones basses, entre 1102 et 1352 m d’altitude (2 sites et 27 indices de sites). Deux secteurs se distinguent : le Plan Saint-Thomas/Côte Rousse (1 site et 7 indices de site) et le plateau Saint-Pierre avec la fouille programmée, en 2019, d’un espace funéraire antique (Lattard et al. 2019). Des premiers indices d’occupation antique sont également attestés entre Château-Garnier et le Moustier (Thorame-Basse) et sur les piémonts et les terrasses entourant Thorame-Haute. Enfin, il est à noter que l’Antiquité tardive est représentée par un seul site (Saint-Pierre 3, Thorame-Basse). Le mobilier se compose de fragments de céramiques en grande partie informe (sigillées sud-gauloise et africaine, grise kaolinithique du Verdon, culinaire africaine, céramiques commune à pâte calcaire ou sableuse), deux fragments d’amphore africaine, des fragments de meule, de tegulae et d’imbrices.

Pour la PÉRIODE MÉDIÉVALE (VIIIe-XIe ; XIIIe-XVe), les données de terrain révèlent uniquement du mobilier céramique prélevé sur 11 sites (dont 5 en 2019), entre 1102 et 1563 m d’altitude. Des traces d’occupation entre le VIIIe et le XIe s., attestées par de la céramique à pâte grise, se distinguent au nord du village de Thorame-Haute. Les XIIIe-XVe s. sont présents sur le site de hauteur de Tracastel, le plateau Saint-Pierre et le Plan Saint-Thomas.

LA PÉRIODE MODERNE (XVIe-XVIIIe) est représentée par 23 sites et indices de sites (dont 15 identifiés en 2019), entre 1097 et 1819 m d’altitude. Il s’agit principalement de mobilier céramique recueilli, en 2019, dans les parcelles labourées des zones basses (formes ouvertes et fermées, production régionale et importation italienne). Ce mobilier se retrouve majoritairement sur le Plan Saint-Thomas et, plus ponctuellement, sur les terrasses et piémonts autour du village de Thorame-Haute. Deux hameaux en ruine, en amont de la vallée de l’Issole (les Villards) et en aval, sur le plateau du Meunier (Thorame-Basse), sont rattachés à cette période.

LES SITES DE PÉRIODE INDÉTERMINÉE, au nombre de dix, correspondent, dans la vallée et en altitude (alt. 1124-1760 m), à des anomalies topographiques (Crête du Layon, Plan Saint-Thomas, Plateau Saint-Pierre), à des structures bâties peu visibles et à des amas de blocs structurés, marquant le paysage (tertre de pierre).

Montagne de Tournon, Thorame-Basse, septembre 2019 (cliché L. Damelet, CCJ-CNRS)
Plateau de Pisse en l’air, Thorame-Haute, septembre 2019 (cliché L. Damelet, CCJ-CNRS)

i À l’issue de la campagne 2018, 232 hectares avaient été prospectés et 70 sites et indices de sites, datés entre la Préhistoire (les ¾ des localisations) et l’époque moderne, avaient été identifiés entre 1108 m et 1819 m d’altitude (53 sites sur la commune de Thorame-Basse et 17 sur la commune de Thorame-Haute).

iiEtudiants : P. Boisson, A. Bouder, M.-C. Brelle, T. Durand, A. Popovitch, R. Veyron. Bénévoles : E. Anselmo et Corto, J. Battentier, J. Berthaud, A. Bresson, R. Caverni et Tina, L. Charriere, J.-L. Clement, D. Cointrel, C. Eugene, L. Frassetto, J-Cl. Gallner, C. Gaudillere, P. Giraud, C. Goudey, C. Grac, J. Kintz, M. Mane, M. Marmora, G. Minguel et Eliott, C. Paquet, D. Pellestor, J. Reynaud-Suzor, S. Richer, M. Simon, J. Suquet, M. Tournissa, D. Vial et A. Warter. SDA 04 : T. Castin. SRA PACA : R. Chastagnaret. CCJ : L. Damelet et L. Roux. Analyse du mobilier lithique : S. Renault, J.-P. Bracco, P.-J. Texier et G. Porraz, du LAMPEA. Etudes du mobilier antique, C. Huguet (DAMVA-Direction archéologie et Museum, Aix en Provence) et du mobilier médiéval et moderne, G. Guinova et A. Cloarec (LA3M). 

iii Outil découvert en 2015 par Jean-Paul Duyé. Attribution chrono-culturelle définie par S. Renault en décembre 2019 (LAMPEA)

Notes de Florence Mocci et Delphine Isoardi
Archéologues du Centre Camille Julian