Qualité et quantité d’eau dans l’Issole le Haut Verdon : Comment vont nos rivières ?

Le 7 août 2021, à 17h 30, Église St. Pierre, 04170 Thorame-Basse
entrée gratuite

En France, la qualité des rivières est surveillée depuis les années 1960, et depuis 2000, c’est même une obligation européenne. Depuis le début du XXe siècle, la quantité d’eau, c’est-à-dire le débit des rivières, est également suivi. Mais il est impossible de surveiller la totalité des rivières du pays et cette surveillance s’appuie sur une sélection de stations de mesure sur certaines rivières réparties sur l’ensemble du territoire.

Dans notre secteur, nous avons la chance d’avoir trois stations de mesures de la qualité sur l’Issole, à la Valette, La Bâtie et la Mûre, et quatre stations sur le Haut Verdon, à Allos, Colmars, Thorame-Haute et Saint-André, ainsi qu’une station de mesures du débit sur l’Issole, à Saint André, et deux sur le Verdon, à Allos et la Mûre. La station suivie depuis le plus longtemps est celle de l’Issole à Saint André pour les débits : mise en place en 1904 ! Toutes ces stations ne sont pas suivies avec la même intensité, mais de nombreuses informations y sont collectées. Ces informations servent à la connaissance générale de nos rivières, mais aussi à leur choix de gestion et au dimensionnement des ouvrages, tels que les ponts ou les stations d’épuration.

Cette conférence vous présentera comment et pourquoi surveiller nos rivières ?
Comment vont l’Issole et le Haut Verdon ?
Comment et pourquoi c’est capital de les préserver ?

Corinne Grac,
Docteur en hydroécologie
Enseignante-chercheuse à l’ENGEES (École Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg), école du Ministère de l’Agriculture, Strasbourg


Vous pouvez visualiser la présentation de la conférence :


Echos de la presse :

La Provence du 21 août 2021

Le Repos des Alpins

Pratiques funéraires de l’âge du Fer à la période gallo-romaine dans les Alpes du sud-Est

Cette conférence aura lieu le 28 août 2020 à 18h dans l’église St. Pierre aux Liens de Thorame-Basse et sera animée par Delphine Isoardi, chargée de recherches au CNRS, Camille Jullian, Aix en Provence, et Alexia Lattard, docteure en archéothanatologie, Aix-Marseille-Université/ Centre Camille Jullian-ADES, Aix en Provence/ Marseille.

Cette présentation inédite, conçue spécialement pour Culture & Patrimoine de Thorame-Basse a pour objectif de donner un aperçu des connaissances archéologiques en matière de pratiques funéraires dans le Sud-Est des Alpes ( moitié nord des Alpes-de Haute-Provence et Hautes-Alpes), entre l’âge du Fer (fin du VII° siècle avant J-C, au changement d’ère) et l’Antiquité ( 1er siècle au IV° siècle après J-C.)

Les données seront présentées de manière chronologique, abordant principalement les architectures funéraires, les données anthropologiques et également les éléments d’accompagnement et le costume funéraire.

Delphine Isoardi traitera la période de l’âge du Fer et Alexia Lattard la période romaine.

Au fil de l’exposé on pourra apprécier une évolution dans les techniques d’approche et d‘analyse et par conséquent dans la nature des informations obtenues.

En effet, les tombes de l’âge du Fer ont principalement été étudiées au XIX° siècle avec des méthodes de l’époque, leurs concepts et leurs limites, tandis que la période romaine permettra de mesurer, du moins entre le cas des Clavelles (à Lurs, fouilles des années 1980) et l’élément nouveau de Thorame-Basse un protocole plus récent et de plus grande précision sur le plateau Saint Pierre au Moustier.

Au cours de cette conférence, il sera possible d’aborder des pistes de réflexion qui dépassent la simple observation des données de terrain, avec réserve bien entendu, comme le veut toute approche scientifique.

Les premiers résultats du chantier de fouilles au Moustier de l’été 2019 seront communiqués et les perspectives du chantier 2020 présentées.

Pour Dieu, le Roi et le Bien Public – 1720 : la peste aux portes du Haut Verdon

Le 13 juillet 2020 à 18h
Église de Thorame-Basse

Au mois d’août 1720, alors que les travaux dans les champs et les alpages vont bon train, une rumeur alarmante arrive de Marseille : le mal de contagion s’est déclaré et décime la population. La crainte est alors grande que la contagion s’étende jusque dans les montagnes de la Viguerie de Colmars et de la Préfecture de Barcelonnette, comme cela avait été le cas en 1629. Au début du mois, les conseils généraux des communautés de Thorame-Basse, Thorame-Haute, Beauvezer, La Colle, Peyresq, Colmars et Allos mettent en œuvre les décisions imposées par la Cour et par le Parlement de Provence : elles se confinent derrière des palissades et contrôlent les déplacements de leurs habitants et des étrangers venus d’ailleurs ainsi que des marchandises. Durant plus de deux années, les conseils généraux des communautés ont géré cette situation exceptionnelle pour « le service de Dieu, du Roi et du Bien Public ».

La lecture attentive des délibérations des conseils communautaires permet de comprendre la façon dont les montagnards du Haut Verdon ont fait face à ce mal invisible et meurtrier qui les menaçait : comment les décisions était-elles prises ? comment s’est-on organisé ? les habitants obéissaient-ils aux ordres ? quel fut le rôle des femmes ?